b) Urbanisme

1 – Les objectifs politiques PS du PLU d’Antony.

2 – Questionnaire PLU : une municipalité sans ambition.

3 – Rénovation urbaine : démêler le vrai du faux.

4 – Bâtir … pour quel avenir.

1 – Les objectifs politiques PS du PLU d’Antony

Maintenir la diversité sociale et lutter contre les inégalités

  • Défendre le droit au logement pour tous.
  • Gérer démocratiquement la vie communale et la vie de quartier.
  • S’appuyer sur l’énergie de la jeunesse et des étudiants pour dynamiser la ville.
  • Permettre l’accès de tous aux équipements quelques soient leurs handicaps.

Développer l’activités économiques locales

  • Favoriser la création d’emploi.
  • Promouvoir les formations innovantes et adaptées pour tous.
  • Mettre en place un plan de déplacement urbain favorisant les activités.
  • Promouvoir les services commerciaux et artisanaux de qualité.

Rayonner avec une politique pluri-culturelle

  • Ouvrir les espaces et équipements publics à toutes les cultures et manifestations.
  • Permettre l’accès de tous aux équipements.
  • Développer les pratiques collectives favorisant les relations sociales.
  • Encourager l’épanouissement sportif.
  • Défendre une politique de l’art.

Améliorer le cadre de vie

  • Définir un projet d’agglomération sur le logement et sur les déplacements internes et externes de transit. Défendre une nouvelle conception de la ville en matière de déplacements : promouvoir la circulation douce.
  • Diminuer les nuisances quotidiennes de toute nature (pollution de l’eau, de l’air et des sols, bruit). Valoriser les espaces de végétation dans la ville.
  • Préserver un patrimoine représentatif et défendre l’architecture contemporaine dans toute construction ou rénovation.
  • Atteindre un haut niveau de qualité urbaine et environnementale intégrant une conception de développement durable de l’urbanisme.
  • Définir une stratégie foncière pour réguler et orienter le marché.
  • Reconstituer les conditions d’une vie urbaine de qualité avec un centre ville.

2 – Questionnaire PLU : une municipalité sans ambition

A travers le questionnaire sur l’avenir de la ville d’Antony et la définition du Plan Local d’Urbanisme (P.L.U.), la municipalité ne veut pas faire réagir les Antoniens sur un véritable projet d’urbanisme.

La droite antonienne et le perpétuel double langage

Avec le questionnaire envoyé aux familles la municipalité ferait de la concertation ? En apparence du moins, car personne ne nous fera croire qu’en répondant au questionnaire nous aurons participé à une réflexion approfondie avec une réelle confrontation des points de vue. Beaucoup de questions sont construites pour induire un type de réponse. Qu’attend la municipalité de droite ? Une approbation de sa politique avec un but : poursuivre son programme immobilier qui ne permet pas la mixité sociale et qui exclut les jeunes.

La municipalité ne réalisera pas plus ou alors menace d’augmenter les impôts.

Ainsi si vous voulez des équipements supplémentaires, telle qu’est rédigée la question n° 6, cela entraînera obligatoirement une augmentation des impôts. Cette question est démagogique et malhonnête parce que la réponse est certaine. Avec de tels raccourcis on ne s’interroge pas sur les réels besoins en équipements nouveaux. Le rythme actuel poussif de création des équipements collectifs est ainsi justifié. Le politique doit faire des propositions et définir les priorités. La municipalité met l’accent (question huit) sur les crottes de chiens ou le ravalement des façades de toute la ville. Intéressant ! Elle sait également dépenser à grand frais pour des caméras de surveillance. C’est un beau programme pour une ville tranquille, avec des Antoniens sur haute surveillance.

Rien sur l’architecture ni sur le patrimoine.

Est-ce que les Antoniens veulent une architecture monolithique et stéréotypée à la place d’une architecture plus créative et diversifiée ? Ne critiquez pas les programmes des promoteurs habituels avec ce qu’ils savent bien faire : croûte de pierre de taille en façade, colonnes grecques et autres frontons prétentieux. Rajouter une fontaine pastichant une autre époque. La municipalité est sans imagination : c’est grave et de plus en plus difficile à voir. Souhaitez-vous favoriser la qualité des matériaux et le développement des économies d’énergie ? Quel patrimoine souhaitez-vous conserver ? Aucune question sur ces sujets.

Rien sur les règles d’urbanisme.

Quel développement et quel équilibre souhaitez-vous entre pavillons, logements collectif ou social ? Surtout ne pas poser la question.


Rien sur la solidarité, la mixité sociale et les besoins de nouveaux logements

Les Antoniens à faible revenu ? Les jeunes célibataires ? Les jeunes couples ? etc. Dehors ! La ville ne veut plus de vous, semble dire sournoisement le questionnaire. Il n’est surtout pas question de réserver une partie des logements collectifs au logement social. Les intérêts des promoteurs passeront avant les besoins de logements des Antoniens qui n’ont pas tous les revenus d’un ministre !

Rien pour les étudiants et la valorisation de la résidence universitaire

Présentée comme un kyste, la RUA n’intéresse la droite municipale que pour une chose : quand vont-ils pouvoir récupérer les terrains pour les vendre aux promoteurs ? Face à la pénurie actuelle, les étudiants peuvent aller dormir dans les campings.

Rien sur l’aménagement de la ligne du TGV

Un nouveau P.L.U. est aussi l’occasion de réfléchir sur la problématique des déplacements en général, et sur la maîtrise de l’évolution des trafics. Dans le bras de fer actuel entre RFF et les riverains, la mairie n’est pas capable de proposer une mobilisation au travers de ce questionnaire. La municipalité est contre le projet actuel mais ne proposent rien.

Rien sur l’intercommunalité sauf au détour d’une réponse dirigée…

Or, le Plan Local d’Urbanisme devra, dans un avenir proche, être concerté avec les autres communes de l’agglomération. A moins que l’agglomération n’ai pas plus de projet que la ville ?

Rien sur la vie de nos quartiers

Le questionnaire fait aussi l’impasse sur les inégalités entre territoires au sein de notre commune. Encore une occasion ratée de permettre à tous les Antoniens d’exprimer leurs attentes pour leur ville mais aussi pour leur quartier.

En synthèse, le questionnaire du PLU se distingue par des questions inutiles et beaucoup de lacunes inquiétantes. C’est une consultation qui n’aboutira à rien. La municipalité veut avoir carte blanche et ne rien dévoiler des ses intentions qui pourraient attirer la critique

C’EST DANS LE PLU QUE LA MUNICIPALITE FAIT LE MOINS

3 – Rénovation urbaine : démêler le vrai du faux.

Après le conseil municipal, c’est le Conseil général, en novembre, qui vient de valider le projet de  » rénovation urbaine du Noyer Doré « . Dans les deux assemblées l’opposition de gauche a refusé ce projet.

En effet, ce qui est planifié, sous couvert de  » rénovation « , c’est une politique méthodique de diminution de l’offre du logement social. En 1992, Antony comptait 21% de logements sociaux, actuellement le pourcentage n’est plus que de 16 %. Avec ce projet, contrairement à ce qui est affiché, il manquera 180 logements en 2007 et au moins 50 en 2008 pour simplement compenser ces destructions (cf journal d’octobre).

Un projet si peu présentable qu’au C.A. de l’Office départemental HLM, le Président DOVA, pour obtenir l’unanimité en faveur de la démolition des squares Canigou et Corbières (quelques mois à peine après la tour Scherrer N°8) a affirmé que  » la municipalité s’est engagée à reconstruire sur le territoire communal un nombre de logement sociaux équivalent au nombre de logements démolis « . Deux administratrices, M.C Garel (PC) et E. Gourevitch (PS), ont fait connaître leur indignation d’une telle manipulation (les dossiers ont été remis en séance) qui les a amenées à voter de bonne foi. Elles reviendront sur leur vote.

Les habitants du quartier du Grand Ensemble, eux, n’ont pas eu leur mot à dire… déplacés au gré d’opérations foncières qui font la joie des promoteurs. En matière de rénovation urbaine la concertation et la transparence sont déterminantes si l’on souhaite voir adhérer les habitants au projet. La ville pour tous ne peut pas se construire dans le mensonge et l’affrontement permanents. A moins de vouloir construire une ville seulement pour certains… En le cachant aux autres…

4 – Bâtir … pour quel avenir

En ce début d’année 2005, presque à mi-mandat, nous voulons faire le point sur notre vision de la réalité Antonienne… Plusieurs projets qui visent à redessiner notre commune pour l’avenir sont en gestation. Ces projets se montent dans l’opacité la plus totale, loin, très loin des lieux de décision démocratique, loin, très loin de nos concitoyens. Dorénavant il faudra se tourner vers la communauté d’agglomération des Hauts de Bièvre dont le maître d’œuvre n’est autre que P. Devedjian, qui en a organisé les compétences et qui la dirige.

Pour preuve la manière dont l’agglomération transfère l’équipement et la gestion du théâtre Firmin Gémier sans que le conseil municipal d’Antony n’ait son mot à dire. C’est en effet par simple information non soumise au vote que les élus ont constaté leur dessaisissement d’une part importance de leur compétence culturelle.

Pour preuve encore cette délibération présentée à l’agglomération le 15 décembre qui vise à faire de celle-ci la propriétaire de la résidence universitaire d’Antony. Si l’agglomération peut s’approprier la propriété de la résidence universitaire et donc hypothéquer l’avenir de la jeunesse qui y réside, c’est parce que le ministre des libertés locales de l’époque -P. Devedjian lui-même- avait introduit dans la loi de décentralisation dont il avait la responsabilité un article pour satisfaire ses vues personnelles sur ces terrains qu’il a toujours rêvé de capter. C’est le même qui a régulièrement rappelé que la RUA était pour lui un  » kyste  » qu’il faudrait démolir.

Nous avons une autre vision de notre ville et de son devenir.