Archive pour décembre 2009

Joyeux Noël, les pauvres !

samedi 19 décembre 2009
Devedjian C’était il y a un an. Décembre 2008. Patrick Devedjian devenait Ministre de la Relance et le Point nous apprenait que, pour fêter cela dignement, le néo-promu aux ors de la République débouchait quelques bouteilles de champagne dans la noble assemblée qu’il présidait : le Conseil Général des Hauts-de Seine.

Un an plus tard, le toujours ministre et toujours président du
département le plus riche de France décide de commémorer l’anniversaire en supprimant la prime de Noël attribuée depuis une décennie aux RMIstes des Hauts-de-Seine.

Sans vergogne qualifiée de « caduque » par le CG92, au prétexte que le RSA remplacerait (grassement ?) le RMI, cette aide versée chaque année aux 25.000 bénéficiaires de minima sociaux disparait donc.

Plus fort encore, la justification ultime de cette suppression : « La loi en vigueur a modifié l’octroi des aides facultatives et en a institué de nouvelles. Elle impose notamment une équité de traitement de tous les bénéficiaires sur l’ensemble du territoire français. ». Pour un peu, nos concitoyens les plus mal lotis seraient ainsi traités de privilégiés, au prétexte qu’ils toucheraient quelques pécunes à Noël !

Aujourd’hui nous savons donc que, selon la droite, l’équité consiste à placer les revenus des pauvres au plancher et les impôts des riches sous un bouclier.

Le cynisme prend décidément des proportions jamais atteintes.

Région Ile-de-France : 20 millions d’euros pour la résidence universitaire d’Antony

vendredi 18 décembre 2009

(AFP)

Rua Le conseil régional d’Ile-de-France a voté jeudi 17 décembre 2009 une autorisation de programme de 20 millions d’euros en faveur de la résidence universitaire d’Antony (Hauts-de-Seine), a annoncé dans un communiqué le maire de Clamart, Philippe Kaltenbach (PS), qui s’est félicité de la mesure : « Il s’agit là d’un acte fort en faveur de la sauvegarde des milliers de logements étudiants de la cité universitaire« , a souligné Philippe Kaltenbach, également conseiller régional.

La résidence de la cité universitaire Jean-Zay d’Antony est l’une des plus grandes d’Europe, avec 2.100 logements aux loyers mensuels compris entre 130 et 220 euros. Ces logements « doivent être réhabilités et non détruits comme le souhaitent les élus UMP de la Communauté d’agglomération des Hauts de Bièvre, nouveau propriétaire du site, qui veulent livrer ces terrains à la promotion privée« , écrit Philippe Kaltenbach.

Selon le maire de Clamart, Valérie Pécresse, conseillère régionale et ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, « n’a pas pris part au vote, tout comme l’ensemble du groupe UMP« . Le 7 novembre, des membres du syndicat étudiant Unef avaient remis le « prix de la destruction » à la ministre, qui participait à une convention sur le logement. Ce prix lui était décerné « pour être la ministre de l’Enseignement supérieur qui a vu le plus grand nombre de chambres détruites sous son mandat« , en référence à la destruction prévue de 548 chambres à la cité universitaire d’Antony.

IUFM Val de Bièvre d’Antony : la bonne affaire ?

dimanche 6 décembre 2009

Question écrite du Groupe Union pour Antony
lors du Conseil Municipal du 10 décembre 2009

François Rivet interpelle le Maire d’Antony sur le devenir des terrains et installations de l’IUFM Val de Bièvre

L’IUFM Val de Bièvres est situé Rue Pajeaud à Antony. Avec ses 12 000 m2 de locaux en parfait état et récemment rénovés, ses 1600 m2 d’installations sportives, et sa salle de conférence de plus de 250 places, il occupe presque 3 hectares de terrain en bordure de la Piscine des Iris, du Stade Georges Suant et du Collège Anne Frank. Les terrains appartiennent au Conseil Général des hauts de Seine et les bâtiments à l’Université de Cergy. Il est parfaitement intégré à notre ville depuis les années 70 et une bonne partie des personnes habite sur Antony et ses environs.

A la rentrée 2009 plus de 900 personnes dont 800 élèves professeurs bénéficiaient de ces installations. A cette date l’Université de Cergy Pontoise, dont dépend l’IUFM, a annoncé qu’elle avait décidé d’abandonner ces locaux et de transférer la majeure partie de l’enseignement, donc du personnel dans des locaux neufs construits par le Conseil Général du 92 à Gennevilliers qui ne possèdent pas tout l’environnement éducatif qui existe à Antony.

La partie restante (de l’ordre de 200 personnes) devant être installées à l’autre IUFM d’Antony, avenue Léon Jouhaux. Au delà de la brutalité et de l’incohérence de cette décision, qui a choqué l’ensemble du personnel, se pose la question du devenir des bâtiments et du terrain, situé dans un quartier très bien desservi, peu éloigné du centre ville, proche d’un centre commercial et de parcs sportifs.

Nous avons appris par ailleurs que l’Université de Nanterre, qui devait cohabiter sur le site de Gennevilliers avec l’IUFM transféré, vient d’annoncer qu’elle n’y installera pas l’IUT prévu car l’État ne veux pas lui allouer le personnel et les moyens matériels pour le faire fonctionner. Cela signifie que les 500 personnes de l’IUFM déménagées sur Gennevilliers en 2010 n’occuperont qu’une petite partie des bâtiments tout neufs de Gennevilliers, qui ont coûté 43 M€ au Conseil Général selon M. Devedjian, Président du Conseil Général.

Monsieur le Maire, vous êtes informé de ces évènements qui se déroulent au cœur de notre ville car une réunion du mois d’octobre sur ce sujet a réuni les représentants de la ville, du rectorat, de l’Université, de l’IUFM et du CG 92. Ce même mois d’octobre le Président du Conseil Général, en réponse à une question sur le sujet posée par la présidente du Groupe Socialiste, a dit « (…) Pour ce qui concerne l’utilisation des terrains libérés, c’est une question qui ne s’est pas encore posée et qui sera définie en lien étroit avec la commune ». Avez-vous donc élaboré un projet au cas où l’Université de Cergy confirme sa décision de laisser ces installations vides à la fin de 2010 car c’est quasiment demain en terme d’urbanisme ?

Est il vrai qu’il existe des discussions sur la rétrocession à la mairie d’Antony de l’école maternelle Dunoyer de Segonzac en mauvais état et actuellement propriété de l’IUFM en échange de la cession de l’IUFM de ses terrains à la mairie ?

Sachez que de notre côté nous avons des propositions à faire qui seraient à coordonner avec l’Université de Cergy propriétaire des installations. Nous voulons proposer de maintenir dans notre ville une partie des étudiants dont l’enseignement de qualité dispensé dans ces locaux est un gage de réussite dans leur mission future d’éducation de nos enfants et profiter des espaces potentiellement libérés pour les dédier à la collectivité et au logement social plutôt qu’à quelques promoteurs privés encouragés à construire des résidence privées, à des prix inaccessibles à la très grande majorité des jeunes et des classes moyennes, comme nous les voyons fleurir en centre ville et le long de la RD 920.