Débat « L’excellence environnementale »

Le débat du changement « L’excellence environnementale » s’est tenu mercredi soir à Antony avec la participation passionnante de Pierre Radanne (ancien Président de l’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie).

Cette réunion a été l’occasion de faire le point sur les enjeux environnementaux cruciaux pour l’avenir notre planète, de débattre et de présenter les propositions concrètes faites par Ségolène Royal dans son pacte présidentiel.

Un débat sous l’oeil des caméras de France 2 et Désirs d’avenir !

Le compte-rendu est disponible ci-dessous.


Débat du changement sur l’Excellence Environnementale

Antony (Hauts de Seine) le 14 mars 2007

 

Devant une centaine de participants, invités par le Parti Socialiste, le Mouvement Républicain et Citoyen, le Parti Radical de Gauche et Défi pour Antony, le débat a été animé par Yves LE BARS (IGREF, conseiller du Président du CEMAGREF, président du GRET) et Pierre RADANNE (expert en environnement et ancien président de l’ADEME).

Accueil

Par Michèle CANET, candidate aux élections législatives dans la XIIIème circonscription (Antony, Bourg-la-Reine, Chatenay-Malabry et Sceaux)

Les débats du changement prennent appui sur le Pacte présidentiel de Ségolène ROYAL, et sur les 100 propositions qu’il contient, parmi lesquelles une dizaine concernent directement le thème de l’Excellence Environnementale.

Le changement climatique nécessite une modification radicale de nos comportements, et un engagement de chacun : à Antony, durant 4 ans de nombreux habitants ont combattu pour protéger le Parc Heller, parmi lesquels Françoise COLMEZ, présidente de Défi pour Antony et suppléante de Michèle CANET pour les élections législatives des 10 et 17 juin.

Introduction des participants

Par Daniel POMPIER, secrétaire de la section d’Antony du Parti Socialiste

Présentation de Pierre RADANNE

Par Théophile LERAY, membre de la section PS d’Antony

Pierre RADANNE a été Président de l’ADEME (Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie) de janvier 1998 à Janvier 2003. Il avait été précédemment Directeur Adjoint du Cabinet de Dominique Voynet, Ministre de l’Aménagement du Territoire et de l’Environnement.

Il a participé en 1998 à la conférence mondiale de Kyoto sur les risques climatiques comme numéro 3 de la Délégation Française avec Dominique Voynet, ministre de l’Environnement et Claude Martin, alors Secrétaire Général du Quai d’Orsay.

Pendant les 5 ans passés à la direction de l’ADEME, le total des crédits de celle-ci a été multiplié par 3, voire 5 pour ce qui concerne les énergies renouvelables. Ce changement d’orientation politique était en complète rupture avec les choix faits précédemment par la droite. Ceci est à mettre, certes, au crédit du gouvernement Jospin mais aussi, quand on connaît le fonctionnement de l’appareil d’Etat dans ce secteur, à celui de Pierre Radanne.

Passionné par les questions énergétiques et écologiques depuis les années 1970, il a assumé diverses responsabilités dans ce secteur. Il fut Délégué Régional de l’AFME (Agence Française de la Maîtrise de l’Energie) de la Région Nord-Pas-de-Calais de 1982 à 1987. Il fonda l’Institut d’Evaluation des Stratégies sur l’Energie et l’Environnement en Europe (INESTENE). Dans ce cadre, il réalisa, de 1987 à 1997, des missions d’expertise auprès du Commissariat Général au Plan, de la DATAR, de la Commission Européenne, de la Banque Mondiale. Il est aujourd’hui consultant indépendant, expert auprès de diverses institutions.

Il a mis en place le Plan Climat de la région Poitou-Charentes avec Ségolène ROYAL, et élabore actuellement avec Bertrand DELANOE celui de la ville de Paris.

Pierre Radanne est l’auteur d’ouvrages de référence dans ce domaine, comme «L’Energie dans l’Economie» (Syros 1988), et plus récemment «Energies de ton siècle ! Des crises à la mutation» (Editions Lignes de Repaires 2006).

Introduction du débat

Par Pierre RADANNE

 

« Beaucoup de gens n’aiment pas le XXIème siècle…
Il faut faire aimer ce siècle aux gens ! »

 

Pierre RADANNE a présenté, en introduction au débat, les menaces et les opportunités pesant sur le contexte énergétique et environnemental mondial dont on observe avec inquiétude les évolutions depuis le premier choc pétrolier de 1973, qui ont encore été soulignées par les scientifiques lors de la conférence de Rio.

Pierre RADANNE s’adresse à Grégoire, 30 ans, l’un des participants au débat de ce soir : « Grégoire, on est tous venus pour t’aider à réussir ta vie dans ce siècle ! ».

Au cours de sa vie, Grégoire assistera aux évènements suivants :

  • Fin de la croissance de la population mondiale vers 2050 (autour de 9 milliards, contre 6,5 milliards en 2007),
  • Déclin des ressources en hydrocarbures,
  • Changement climatique.

Si on ne fait pas ce qui est nécessaire, les enfants de Grégoire connaîtront un changement climatique comparable à la sortie de l’ère glaciaire !

Quel scénario de succès par rapport à ces évènements ?

Le sujet est très simple dans ses causes, et connu depuis longtemps :

  • Dès 1827 FOURIER avait identifié le phénomène de l’effet de serre : certains gaz ont un rôle comparable à celui du verre des vitres dans une véranda : ils réfléchissent le rayonnement infrarouge,
  • A la fin du XIXème siècle, les premiers calculs d’ARRHENIUS ont montré q’un réchauffement de l’atmosphère aurait lieu si l’utilisation du charbon se généralisait,
  • Dans les années 60 on a commencé à mieux comprendre le fonctionnement de l’atmosphère de notre planète grâce aux satellites,
  • En 1985 une équipe franco-russe chercheurs a pu retracer l’histoire de l’atmosphère terrestre depuis 150 000 ans en examinant des carottes de glaces de l’antarctique. L’examen a montré entre autres choses une nette corrélation entre la teneur en gaz carbonique de l’atmosphère et l’évolution de sa température moyenne : les courbes du taux de CO2 et de la température moyenne à la surface du globe « s’emboîtaient » quasiment. Le CO2 se dissout en effet plus facilement dans l’eau froide, il a ainsi un rôle d’amplificateur des écarts de température.

Les derniers calculs montrent que, sans action volontariste de l’Homme, le taux de CO2 aura doublé en 2060 par rapport à ce qu’il était en 1860, avant le développement industriel.

Pour que la température moyenne n’augmente pas de plus de 2 degrés centigrades (maximum tolérable sans une menace certaine sur la production agricole mondiale), il est indispensable d’agir tout de suite afin de diviser par 2 les émissions de CO2 d’ici 2050. Diminuer ce taux constitue un objectif d’autant plus ambitieux que cela devra s’effectuer malgré l’augmentation de la population mondiale et le développement industriel de pays comme la Chine ou l’Inde !

Jusqu’au milieu du XXVIIIème siècle, il s’agissait de gérer la pénurie de nourriture et de biens de consommation. Deux évènements ont modifié profondément la donne :

  • L’invention de la machine à vapeur,
  • La mondialisation des échanges de matières premières.

La fin de cette période de croissance et la prise de conscience de la nécessité de rationner les consommations datent de décembre 1997, avec le protocole de Kyoto.

Le libéralisme est incapable de répondre à ce nouveau contexte, car la seule croissance ne peut résoudre ces problèmes liés au partage de ressources limitées. On assiste donc à un nécessaire retour du politique, garant de l’équité, de la solidarité Nord/Sud, etc.

Entre 1973 et 2005, en France la croissance du PIB a été de 90%, celle de la consommation énergétique par habitant d’à peine 2,85%. Les solutions ont donc déjà été trouvées pour limiter la consommation d’énergie, dont voici deux exemples :

  • La consommation énergétique des logements neufs :
    En 1974 elle était de 200 KWH/m2, en 2005 de 75 KWH/m2 (il existe un modèle de maison en Allemagne qui ne consomme que 8 KWH/m2…). Le Centre Technique du Bâtiment étudie un programme pour réaliser vers 2030-2040 des logements qui ne consommeraient plus aucune énergie nette, grâce à leur seule régulation avec l’environnement.
  • La consommation énergétique des véhicules :
    Sur sa durée de vie, une voiture qui parcourt 200 000 km consomme autour de 14 tonnes de combustible, et émet environ 40 tonnes de Carbone. L’utilisation de véhicules ayant une vitesse maxi adaptée à leur usage (ville, route…) permettrait de réduire de façon importante ces chiffres, car la consommation moyenne augmente avec leur vitesse maximale.

Des pistes existent, des solutions techniques, organisationnelles et de comportement permettent aujourd’hui de construire l’avenir. Si nous ne le faisons pas, des tendances politiques régressives (conflits, guerres…) vont se développer inévitablement autour de ces ressources en voie de diminution.

Débat entre la salle et Pierre RADANNE

Animé par Yves LE BARS

Que répondre à ceux qui mettent en avant le nucléaire comme réponse au problème du réchauffement climatique ?

Quelle promotion du solaire mettre en place ?

Quelle attitude face au retour du charbon en France ?

Peut-on développer le poids des choix en termes de gouvernance pour changer les équilibres entre les différentes sources d’énergie actuelles ?

Il est très difficile de « noter » les sources d’énergie au-delà de leur efficacité directe en termes de production d’énergie, en fonction de critères de développement durable, de démocratie, d’éthique, etc.

Si on prend un critère « moral », on pourrait obtenir le classement suivant :

1ère priorité

Mettre en œuvre toutes les solutions sans contraintes, grâce auxquelles on pourrait déjà diviser le problème énergétique par 2 :

  • Economies d’énergie,
  • Comportements individuels,
  • Energies renouvelables (solaire de tous types, éolien…)

2ème priorité

Utiliser des énergies sous contraintes, en optimisant leur utilisation :

  • Charbon,
  • Pétrole et gaz,
  • … Nucléaire…

Concernant le nucléaire, Pierre RADANNE rappelle le constat que l’Homme n’est aujourd’hui « pas ange mais souvent démon » : si la violence existe (et le monde qui s’annonce en restera empreint encore longtemps), il est préférable de trouver des sources d’énergie le plus éloignées que possible du contexte militaire.

Ségolène ROYAL en a bien mesuré l’enjeu, et sa prise de position sur le nucléaire civil iranien tient compte de cette difficulté et du risque qui lui est directement lié.

Il rappelle enfin qu’il faut penser « Monde » et « Europe », et qu’une solution que nous serions les seuls à promouvoir a peu de chances d’être une solution d’avenir…

Quelle prise en compte du transport des biens : comment limiter le « coût énergétique » lié aux importations ? Doit-on attendre une réponse technique ou inventer des solutions organisationnelles ?

Bien entendu le coût énergétique lié au transport des biens consommés est inclus dans les approches chiffrées qui ont été présentées.

Pour notre pays, la consommation d’énergie liée aux importations de biens s’équilibre globalement avec celle liée à nos exportations.

La question que l’on doit se poser est « comment diminuer le gaspillage que constituent les 51,6 milliards d’euros dépensés en France en 2006 pour acheter à l’extérieur du pétrole et du gaz ? La réponse à cette question est bien entendu fondamentale pour l’emploi et l’économie…

Concernant les réponses à apporter, il faut envisager 3 niveaux d’action :

  • Technologique : surtout en ce qui concerne la limitation de la consommation,
  • Organisationnel : mais dans ce domaine il y a toujours une grande inertie à l’évolution des modèles en place,
  • Comportemental : les choix quotidiens de chacun et le comportement personnel des individus…

Il y a désormais clairement un déplacement de la sphère publique vers la sphère privée : mon comportement ne concerne pas que moi et mes proches, car il a un impact sur l’environnement commun, partagé entre tous les habitants de la planète.

Quel carburant peut-on imaginer pour les transports en commun de 2060 ? Quelle utilité des agrocarburants (terme préféré à celui de « biocarburants » qui n’ont pas grand-chose de « bio »…) ?

Une spécialisation dans l’utilisation des carburants est à prévoir :

  • Longue distance : carburant liquide, plus éventuellement une petite partie d’agrocarburants,
  • Véhicules : consommation à faire diminuer, d’abord en limitant la vitesse maximum des véhicules et en développant les moyens d’économie d’énergie sur les moteurs « classiques », ensuite en se dirigeant vers les moteurs électriques en passant par des solutions intermédiaires hybrides

Bien sûr, il faut aussi examiner la mobilité des individus, et de nombreuses pistes existent comme par exemple :

  • L’abandon de la concurrence actuelle du transport aérien sur les destinations desservies par le TGV en moins de 3 heures,
  • L’utilisation plus poussée des nouvelles technologies dans les échanges professionnels (visio-conférence, travail collaboratif par messagerie, etc).

Que répondre aux idées de « décroissance » ?

Parler de décroissance crée un double malaise :

  • Croissance zéro et Club de Rome : il n’est pas possible de parler de décroissance dans les pays du Sud, dont les besoins de base sont très largement insatisfaits !
  • « grande déprime » d’un monde qui disparaît : comme à la fin du Moyen Âge, il y a aujourd’hui un risque de « dépression collective » lié à la disparition du monde que l’on a cru « sans contraintes » au moment où nous entrons dans un nouveau mode sous contraintes, dont certaines limites sont désormais claires. Le livre d’Umberto ECO « Le nom de la rose » décrit très bien cette angoisse existentielle d’un monde finissant…

La société de demain consommera plus de main d’œuvre dans des secteurs qui ne font encore qu’émerger aujourd’hui. Il faut aujourd’hui se mettre dans la logique et la perspective d’une « nouvelle Renaissance »et non d’un Moyen-Âge finissant !

L’idée de décroissance est totalement insuffisante pour décrire le monde qui naît…

Dominique VOYNET explique sa candidature par la difficulté qu’elle a eue à faire passer des mesures écologiques auprès de ses partenaires du PS, peut-on penser qu’avec Ségolène ROYAL cela se fera mieux ?

Le constat que l’on peut faire sur ces dernières années montre une insuffisance du travail en commun sur ces sujets entre les partis de gauche.

La gouvernance mise en œuvre autour du Plan Climat de la région Poitou-Charentes constitue un exemple de « démocratie d’élaboration », mode de gouvernance par lequel la société avance avec la participation des citoyens :

  • 9 mois de débats et d’échanges
  • 50 débats publics dans toute la région
  • 14 groupes de travail
  • 500 pages de restitution des travaux
  • 1 livre blanc distribué aux écoles, aux entreprises…

La question à laquelle les contributeurs ont tenté de répondre était la suivante :

 

« Qu’est-ce que la région doit faire à son niveau
pour lutter contre le changement climatique ? »

 

Le 16 mars 2006, lors de la dernière séance de restitution des travaux, un participant a ainsi résumé la prise de conscience des contributeurs :

« Nous ne voulons pas de violence dans notre monde. Pour éviter cette violence on va développer une véritable formation continue de toute la société ! »

Le Plan Climat de la ville de Paris est en cours de finalisation, selon les mêmes modalités participatives que celles mises œuvre avec Ségolène ROYAL.

Que pense notre invité d’un pôle public français de l’énergie ?
Au-delà, quelle Europe de l’énergie doit-on mettre en place ?

Pierre RADANNE se déclare partisan :

  • D’un pôle public européen en charge du réseau d’énergie,
  • D’une régionalisation de la distribution.

Quels mécanismes vertueux peut-on envisager pour développer l’innovation au cœur de l’économie ?

L’économie du monde qui naît n’est pas compatible avec l’économie libérale telle qu’elle est encore prônée par certains. En effet, ses caractéristiques seront les suivantes :

  • Existence de limites acceptées par les Etats,
  • Emergence d’une nouvelle alliance entre :
    • Dirigisme d’Etat (les limites à respecter sont bien de l’ordre du politique)
    • Economie de marché (exemple : les droits à produire du CO2…)

Le système économique qui se met en place est peut-être celui dont rêvait Montesquieu : un Monde où on rémunère la vertu !

En effet, la valeur sociale majeure dans ce monde contraint et limité en ressources sera celle de l’optimisation de la consommation des ressources
=> ceux qui économisent les ressources sont au cœur du processus économique…

Réduction de la consommation : où peut-on promouvoir des actions en faveur de ces économies ? Comment éviter la sinistrose, en particulier chez les jeunes ?

La prise de conscience de l’état du Monde est réelle chez les jeunes. Pierre RADANNE cite le commentaire d’un jeune de lycée professionnel en PACA : «Pour moi le boulot ça va mal se passer, je vais devoir payer votre retraite, l’énergie manque, le climat déconne, l’industrie part s’installer en Chine !!! ».

Mais les études présentées au début de la réunion, réalisées dans l’esprit des acteurs du protocole de Kyoto, montrent qu’avec de la volonté et une réorientation de notre modèle économique les solutions existent.

Il est donc possible de mobiliser les citoyens, particulièrement les jeunes, et ainsi

« Nourrir un imaginaire de vie réussie
pour le XXIème siècle »

« Le réchauffement climatique impose un changement radical de nos comportements. Mais la sauvegarde de notre planète est aussi une chance pour la croissance économique et l’emploi. Nous pouvons donc choisir sereinement un nouveau modèle de développement. »

 

Les propositions de Ségolène Royal pour changer notre environnement :

60- Préparer l’après pétrole :

  • Anticiper l’épuisement du pétrole en soutenant massivement les énergies renouvelables pour atteindre 20% de la consommation en 2020, ce qui permettra de créer 70 000 emplois et de réduire la part du nucléaire.
  • Créer un pôle public de l’énergie entre EDF et GDF.

61- Lutter contre le changement climatique :

  • Généraliser l’isolation et les économies d’énergie dans le logement, ce qui permettra de créer 80 000 emplois.
  • Développer les transports collectifs grâce à un prélèvement exceptionnel sur les superprofits des sociétés pétrolières.
  • Appliquer le principe pollueur-payeur en organisant la responsabilité des entreprises responsables d’atteintes à l’environnement.
  • Instaurer la vérité des coûts du transport de marchandises par la route en négociant une éco-redevance pour décourager le transport par camion et transférer le fret vers le rail, comme dans d’autres pays européens

62- Développer la valeur ajoutée environnementale :

  • Conditionner les nouveaux permis de construire à l’adoption d’objectifs HQE (Haute qualité environnementale) dans la totalité du parc immobilier public.
  • Encourager les éco-industries par une TVA tendant vers zéro.

63- Mobiliser toute la société au service de l’excellence environnementale :

  • Créer un poste de vice-Premier ministre chargé du développement durable. La compétence du vice-Premier ministre sera élargie à la responsabilité de l’aménagement du territoire.
  • Transformer le Conseil économique et social en Conseil économique, social et environnemental (CESE).

64- Promouvoir la création d’une Organisation Mondiale de l’Environnement (OME).

65- Promouvoir une agriculture qui assure une alimentation de qualité, respectueuse de l’environnement :

  • Favoriser la valeur ajoutée de nos produits agricoles afin d’améliorer les revenus et de favoriser l’installation des jeunes,
  • Promouvoir la réorientation de la PAC vers les aides agro-environnementales, et assurer la transparence et une meilleure répartition des aides,
  • Transférer aux Régions la gestion des aides directes à l’agriculture,
  • Encourager les contributions des agriculteurs à la fourniture d’énergie (biomasse, agrocarburants, biogaz, fermes éoliennes).

66- Arrêter les essais des OGM en plein champ, dans l’attente des résultats d’un grand débat public qui définira la politique à mettre en oeuvre pour ne pas handicaper les cultures conventionnelles et préserver le développement de l’agriculture biologique.

67- Prévenir l’impact des pollutions sur la santé :

  • Encourager, par des incitations fiscales, les industries qui s’engageront à éliminer les composés toxiques au-delà des contraintes imposées par le règlement européen REACH.
  • Mettre en oeuvre un programme national de réduction de l’utilisation des pesticides.
  • Atteindre l’objectif de zéro déchet industriel d’ici 2012.

68- Promouvoir l’idée d’une « PAC mondiale » pour organiser les marchés de manière plus équilibrée et donner une vraie chance à l’agriculture des pays en développement.

(extrait du Pacte Présidentiel de Ségolène ROYAL)

2 réponses à “Débat « L’excellence environnementale »”

  1. Jean-Christophe dit :

    « Si je suis élue, le débat sur l’avenir énergétique de la France sera immédiatement ouvert »
    [29/03/07]

    Ségolène Royal invitée de France 3 Centre.

    Elle évoque d’abord la construction d’un réacteur de troisième génération, dit EPR qui doit être signé par la ministre : « A si peu de temps du premier tour de l’élection présidentielle, je pense qu’il faut remettre à plat le dossier, qui a souffert d’un grave déficit démocratique, et je pense qu’aujourd’hui, gouverner la France, c’est s’appuyer aussi sur les intelligences citoyennes. C’est-à-dire de penser que les citoyens sont capables, aptes et même demandeurs de comprendre les grands enjeux énergétiques. Si je suis élue, le débat sur l’avenir énergétique de la France sera immédiatement ouvert, à l’Assemblée nationale d’abord, mais aussi avec les citoyens. »

    « La question de l’avenir nucléaire de la France est un sujet qui intéresse les citoyens, d’abord parce que ça coûte très cher : trois à quatre milliards d’euros.»

    « La France est très en retard alors qu’elle était à une époque très en avance, notamment sur les énergies solaires et les énergies éoliennes dont le principe a été inventé dans des laboratoires français. Voyez à quel point il est dommage qu’EDF n’ait pas investi plus tôt dans les énergies renouvelables, car aujourd’hui, nous aurions peut-être, sans doute, plusieurs milliers, plusieurs dizaines de milliers d’emplois dans ce secteur. Donc, la France doit rattraper son retard et augmenter sa part d’énergies renouvelables (l’éolien, le solaire, le photovoltaïque, l’énergie géothermique, l’énergie bois) dans la part globale, dans le bouquet énergétique global : c’est absolument indispensable. »

    Elle s’exprime ensuite sur l’utilisation massive des pesticides en France : « La loi du silence a trop longtemps régné et on sait parfaitement que les pollutions, à partir des produits chimiques, des produits phytosanitaires, ont gravement pollué l’eau et les nappes phréatiques et qu’il y a un lien direct entre les pollutions, les produits chimiques dangereux et la santé publique. Là aussi, je ferai la transparence et j’engagerai la France vers une diminution drastique de l’utilisation des produits chimiques en agriculture. »

    Interrogée sur les OGM, elle répond : « il faut maintenant prononcer un moratoire sur les OGM en plein champs, au nom du principe de précaution et là aussi, ouvrir le débat public, continuer la recherche, mais dans des espaces confinés, alors que j’observe qu’aujourd’hui, la loi française n’est pas encore totalement transcrite puisque les OGM en plein champs vont pouvoir continuer à être semés, sans même l’autorisation des maires. Donc, là aussi, je crois qu’il faut mettre de la transparence, de l’intelligence, de la démocratie pour que les décisions soient toujours prises, non pas au profit de telle ou telle entreprise multinationale, mais au profit de l’intérêt général des Français, qui vivent sur leur territoire et qui ont le droit de revendiquer la protection de la santé publique. »

    http://www.desirsdavenir.org/index.php?c=sinformer_actualites&actu=1366

  2. Jean-Christophe dit :

    Communiqué du Parti socialiste

    Construction de l’EPR

    Le Parti socialiste s’étonne de la publication par le gouvernement au Journal officiel de ce jour du décret autorisant la construction de l’EPR, onze jours seulement avant le premier tour de l’élection présidentielle.Cette décision est révélatrice d’une conception de la politique qui fait fi du débat transparent et ouvert en matière énergétique et qui illustre le passage en force qui a été la caractéristique de la méthode de la droite sur tous sujets depuis cinq ans.

    Le Parti socialiste s’engage à ouvrir un débat transparent et approfondi sur l’avenir de l’EPR au lendemain de l’élection présidentielle pour définir les orientations de la politique énergétique du pays. Ce débat devra éclairer, notamment, l’intérêt de la construction dès 2007 de ce nouveau réacteur.

    Cet article a été publié le Mercredi 11 avril 2007 à 14:18 et est classé dans Environnement – Développement durable, Les communiqués.

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