Café-débat Antony/Sceaux/Châtenay-Malabry
17 janvier 2010 par Parti Socialiste Antony2010 : les voeux de Martine Aubry
1 janvier 2010 par Parti Socialiste Antony
Joyeux Noël, les pauvres !
19 décembre 2009 par Parti Socialiste AntonyUn an plus tard, le toujours ministre et toujours président du
département le plus riche de France décide de commémorer l’anniversaire en supprimant la prime de Noël attribuée depuis une décennie aux RMIstes des Hauts-de-Seine.
Sans vergogne qualifiée de « caduque » par le CG92, au prétexte que le RSA remplacerait (grassement ?) le RMI, cette aide versée chaque année aux 25.000 bénéficiaires de minima sociaux disparait donc.
Plus fort encore, la justification ultime de cette suppression : « La loi en vigueur a modifié l’octroi des aides facultatives et en a institué de nouvelles. Elle impose notamment une équité de traitement de tous les bénéficiaires sur l’ensemble du territoire français. ». Pour un peu, nos concitoyens les plus mal lotis seraient ainsi traités de privilégiés, au prétexte qu’ils toucheraient quelques pécunes à Noël !
Aujourd’hui nous savons donc que, selon la droite, l’équité consiste à placer les revenus des pauvres au plancher et les impôts des riches sous un bouclier.
Le cynisme prend décidément des proportions jamais atteintes.
Région Ile-de-France : 20 millions d’euros pour la résidence universitaire d’Antony
18 décembre 2009 par Parti Socialiste Antony(AFP)
Le conseil régional d’Ile-de-France a voté jeudi 17 décembre 2009 une autorisation de programme de 20 millions d’euros en faveur de la résidence universitaire d’Antony (Hauts-de-Seine), a annoncé dans un communiqué le maire de Clamart, Philippe Kaltenbach (PS), qui s’est félicité de la mesure : “Il s’agit là d’un acte fort en faveur de la sauvegarde des milliers de logements étudiants de la cité universitaire“, a souligné Philippe Kaltenbach, également conseiller régional.
La résidence de la cité universitaire Jean-Zay d’Antony est l’une des plus grandes d’Europe, avec 2.100 logements aux loyers mensuels compris entre 130 et 220 euros. Ces logements “doivent être réhabilités et non détruits comme le souhaitent les élus UMP de la Communauté d’agglomération des Hauts de Bièvre, nouveau propriétaire du site, qui veulent livrer ces terrains à la promotion privée“, écrit Philippe Kaltenbach.
Selon le maire de Clamart, Valérie Pécresse, conseillère régionale et ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, “n’a pas pris part au vote, tout comme l’ensemble du groupe UMP“. Le 7 novembre, des membres du syndicat étudiant Unef avaient remis le “prix de la destruction” à la ministre, qui participait à une convention sur le logement. Ce prix lui était décerné “pour être la ministre de l’Enseignement supérieur qui a vu le plus grand nombre de chambres détruites sous son mandat“, en référence à la destruction prévue de 548 chambres à la cité universitaire d’Antony.
IUFM Val de Bièvre d’Antony : la bonne affaire ?
6 décembre 2009 par Parti Socialiste AntonyQuestion écrite du Groupe Union pour Antony
lors du Conseil Municipal du 10 décembre 2009
François Rivet interpelle le Maire d’Antony sur le devenir des terrains et installations de l’IUFM Val de Bièvre
L’IUFM Val de Bièvres est situé Rue Pajeaud à Antony. Avec ses 12 000 m2 de locaux en parfait état et récemment rénovés, ses 1600 m2 d’installations sportives, et sa salle de conférence de plus de 250 places, il occupe presque 3 hectares de terrain en bordure de la Piscine des Iris, du Stade Georges Suant et du Collège Anne Frank. Les terrains appartiennent au Conseil Général des hauts de Seine et les bâtiments à l’Université de Cergy. Il est parfaitement intégré à notre ville depuis les années 70 et une bonne partie des personnes habite sur Antony et ses environs.
A la rentrée 2009 plus de 900 personnes dont 800 élèves professeurs bénéficiaient de ces installations. A cette date l’Université de Cergy Pontoise, dont dépend l’IUFM, a annoncé qu’elle avait décidé d’abandonner ces locaux et de transférer la majeure partie de l’enseignement, donc du personnel dans des locaux neufs construits par le Conseil Général du 92 à Gennevilliers qui ne possèdent pas tout l’environnement éducatif qui existe à Antony.
La partie restante (de l’ordre de 200 personnes) devant être installées à l’autre IUFM d’Antony, avenue Léon Jouhaux. Au delà de la brutalité et de l’incohérence de cette décision, qui a choqué l’ensemble du personnel, se pose la question du devenir des bâtiments et du terrain, situé dans un quartier très bien desservi, peu éloigné du centre ville, proche d’un centre commercial et de parcs sportifs.
Nous avons appris par ailleurs que l’Université de Nanterre, qui devait cohabiter sur le site de Gennevilliers avec l’IUFM transféré, vient d’annoncer qu’elle n’y installera pas l’IUT prévu car l’État ne veux pas lui allouer le personnel et les moyens matériels pour le faire fonctionner. Cela signifie que les 500 personnes de l’IUFM déménagées sur Gennevilliers en 2010 n’occuperont qu’une petite partie des bâtiments tout neufs de Gennevilliers, qui ont coûté 43 M€ au Conseil Général selon M. Devedjian, Président du Conseil Général.
Monsieur le Maire, vous êtes informé de ces évènements qui se déroulent au cœur de notre ville car une réunion du mois d’octobre sur ce sujet a réuni les représentants de la ville, du rectorat, de l’Université, de l’IUFM et du CG 92. Ce même mois d’octobre le Président du Conseil Général, en réponse à une question sur le sujet posée par la présidente du Groupe Socialiste, a dit « (…) Pour ce qui concerne l’utilisation des terrains libérés, c’est une question qui ne s’est pas encore posée et qui sera définie en lien étroit avec la commune ». Avez-vous donc élaboré un projet au cas où l’Université de Cergy confirme sa décision de laisser ces installations vides à la fin de 2010 car c’est quasiment demain en terme d’urbanisme ?
Est il vrai qu’il existe des discussions sur la rétrocession à la mairie d’Antony de l’école maternelle Dunoyer de Segonzac en mauvais état et actuellement propriété de l’IUFM en échange de la cession de l’IUFM de ses terrains à la mairie ?
Sachez que de notre côté nous avons des propositions à faire qui seraient à coordonner avec l’Université de Cergy propriétaire des installations. Nous voulons proposer de maintenir dans notre ville une partie des étudiants dont l’enseignement de qualité dispensé dans ces locaux est un gage de réussite dans leur mission future d’éducation de nos enfants et profiter des espaces potentiellement libérés pour les dédier à la collectivité et au logement social plutôt qu’à quelques promoteurs privés encouragés à construire des résidence privées, à des prix inaccessibles à la très grande majorité des jeunes et des classes moyennes, comme nous les voyons fleurir en centre ville et le long de la RD 920.
Pécresse reçoit le “prix de la destruction”
7 novembre 2009 par Parti Socialiste AntonyAFP - 07/11/2009
Des membres du syndicat étudiant UNEF ont remis ce matin le “prix de la destruction” à la ministre de l’Enseignement supérieur Valérie Pécresse, qui participait à une convention sur le thème du logement, à Paris (XXe), ont indiqué ces étudiants à l’AFP.
Ce prix est décerné à Valérie Pécresse “pour être la ministre de l’Enseignement supérieur qui a vu le plus grand nombre de chambres détruites sous son mandat“, précise son intitulé, en référence à la destruction prévue de 548 chambres à la cité universitaire d’Antony (Hauts-de-Seine).
Selon une vidéo de l’Unef qu’a pu voir une journaliste de l’AFP, plusieurs membres de l’Unef ont interrompu Mme Pécresse, chef de file de l’UMP pour les régionales en Ile-de-France, pour lui remettre ce prix, tandis que d’autres membres jetaient des confettis et distribuaient des tracts mentionnant “Antony en danger, Pécresse coupable!”.
Un second prix a également été remis au président du conseil général des Hauts-de-Seine, Patrick Devedjian.
“Le but de cette action est de montrer qu’on attend des actes concrets vis-à-vis des chambres universitaires qui sont dans les Hauts-de-Seine“, explique Emmanuel Zemmour, membre de l’Unef. “Nous demandons que les chambres (du bâtiment C de la cité universitaire) ne soient pas détruites mais réhabilitées“, a-t-il poursuivi.
Municipalité d’Antony, des économistes approximatifs et des écologistes à la petite semaine
26 octobre 2009 par Parti Socialiste AntonyDans le numéro d’octobre 2009 du bulletin municipal Vivre à Antony, Jean-Yves Sénant, discret maire de notre ville, s’aventure, au fil de son éditorial, à vanter le bilan économique des mandatures successives de la droite locale. Un éditorial à lire assurément tant le bilan qu’il en tire montre que notre maire a une conception toute personnelle de l’économie et un intérêt bien mitigé pour l’environnement.
Le commerce de proximité ? tout va bien…
« Malgré les difficultés qu’il rencontre[...], notre commerce de proximité tient bon. »
Voilà une phrase qu’il fallait oser écrire ! Les Antoniens qui ont vu fermer les uns après les autres les petits commerces dans leur quartier, ceux qui ont compté les agences immobilières ou banques qui les ont remplacés, n’ont pas du sourire en lisant la prose de leur maire.
La voiture ? Il en faut plus…
« La ville se doit de [faciliter] le stationnement. La gratuité [...] a été portée à 20 minutes dans le centre-ville et, après le doublement du parking Firmin Gémier, nous travaillons sur un nouveau projet de parking dans le quartier Saint-Saturnin »
Sans doute, M. Sénant n’a-t-il pas entendu parler des gaz à effet de serre, du réchauffement climatique ou du Grenelle de l’Environnement de son mentor Sarkozy pour ainsi promouvoir ouvertement l’usage de la voiture dans sa ville ? Au lieu de développer les transports publics, qui hélas! sont le parent pauvre de notre Communauté d’Agglomération, au lieu de promettre la gratuité totale sur notre réseau de bus ou le développement drastique des lignes, notre maire, tout à son inventivité, se targue d’augmenter la gratuité pour les voitures et promet toujours plus de places de stationnement (et de grands bénéfices pour les opérateur privés à qui l’ont ne manquera pas de céder la délégation de la gestion des ces parkings) ! L’écologie attendra : à Antony, les pistes cyclables sont rares, les bus inutiles et la voiture déifiée.
L’emploi ? Tout est parfait…
« Le nombre d’emplois offerts sur [Antony] progresse : il dépasse aujourd’hui 23.000 contre 15.000 il y a 25 ans. »
La encore, il fallait oser se vanter d’avoir, en un quart de siècle, créé 300 emplois par an dans une ville de 60.000 habitants ! Comparativement, ce chiffre est très inférieur à ce qu’a réalisé le département des Hauts-de-Seine et bien moindre encore par rapport aux mêmes données à l’échelle de la Région Ile-de-France. Contrairement à ce que tente de nous faire croire Jean-Yves Sénant, Antony n’est pas premier de la classe en matière d’emploi, c’est le moins qu’on puisse dire. Et encore, le Maire, dans son éditorial, omet-il opportunément de dire que :
- le taux d’activité (rapport entre le nombre d’actifs et la population totale) de notre ville est plus bas que les villes voisines… et en baisse !
- le taux d’emploi (rapport entre le nombre d’emplois existants et la population active) y est assez faible : en clair, plus qu’ailleurs les Antoniens travaillent en dehors de leur ville, ce qui augmente d’autant l’utilisation de la voiture !
Alors, Monsieur le Maire, encore un petit effort pour comprendre que les questions économiques et celles liées à l’environnement sont plus imbriquées que vous ne le croyez et moins simplistes que vos écrits éditoriaux auto-satisfaits.
Le non-cumul des mandats expliqué à mon député
24 octobre 2009 par Parti Socialiste AntonyLettre ouverte à Monsieur Georges SIFFREDI, député-maire de Châtenay-Malabry (92), président de la Communauté d’Agglomération des Hauts-de-Bièvre.
Monsieur le Député, Monsieur le Maire, Monsieur le Président de Communauté d’Agglomération,
Il y a bientôt un an, le 6 décembre 2008, je vous écrivais un courrier pour m’étonner du triple cumul de mandats que vous vous apprêtiez à assumer en succédant à Patrick Devedjian à l’Assemblée Nationale. Trois mandats : autant de rôles ardus et prenants que vous ne trouviez pourtant manifestement pas nécessaire de remplir à temps plein. Autant de salaires cumulés aussi, qui vous plaçaient au plafond autorisé par la loi.
A ce courrier, vous m’aviez répondu le 22 janvier 2009, en substance, que vous vous “attacheriez à travailler le mieux possible dans l’intérêt des Français” et que vous ne “conceviez pas le mandat de parlementaire sans un ancrage local fort“, ce qui vous conduisait à demeurer Maire de Châtenay-Malabry et Président de la Communauté d’Agglomération des Hauts-de-Bièvre.
J’en ai alors pris acte. Et avec moi l’ensemble des Châtenaisiens et tous les électeurs de la XIIIème circonscription des Hauts-de-Seine.
Aujourd’hui, après plus de dix mois, votre mandat peut être évalué. Et le résultat, vous me pardonnerez de le souligner, Monsieur le Député, est particulièrement inquiétant :
• Présent à peine treize semaines à l’Assemblée (pour une seule intervention dans l’hémicycle !), ce qui vous place dans les 20% les moins assidus.
• Dix-sept petites présences en commissions (et une seule intervention), ce qui vous situe là encore parmi les moins actifs.
• Tout juste cinq amendements signés, chiffre de toute queue de peloton.
Dire que le bilan n’est pas brillant serait une litote. Ce résumé de votre activité parlementaire est la démonstration vivante de l’intérêt d’interdire le cumul des mandats.
Car de toute évidence, Monsieur le Député, cet “ancrage local”, que vous souhaitez “fort”, l’est tellement qu’il nuit à l’activité de législateur que sont en droit d’attendre de vous les cent trente mille habitants de notre circonscription.
Monsieur le Député, mon courrier de décembre 2008 doutait par anticipation du bien fondé du triple cumul de vos mandats. Celui d’aujourd’hui porte en lui la certitude de la preuve.
Ma question est donc simple : combien de temps allez-vous continuer de duper les citoyens du sud des Hauts-de-Seine en n’assumant pas la tâche pour laquelle ils vous croient investi, celle de “travailler le mieux possible dans l’intérêt des Français” ?
Dans l’attente de vous lire, je vous prie de croire, Monsieur le Député-Maire et Président de la Communauté d’Agglomération des Hauts-de-Bièvre, en l’assurance de mes respectueuses salutations.
Antony à Gauche! n°6
9 octobre 2009 par Parti Socialiste Antony
« En 1859, il y a cent cinquante ans, naissait Jean Jaurès, homme politique dont les valeurs sont plus que jamais d’actualité.
Du soutien aux mineurs grévistes de Carmaux à la défense de Dreyfus, de l’opposition à la peine de mort à la bataille parlementaire pour la séparation des Églises et de l’État, du combat pour l’enseignement laïque à la lutte pour les libertés syndicales, ce grand socialiste, humaniste et pacifiste incarne toutes les résistances, toutes les exigences, toutes les espérances. Jaurès dénonçait la collusion du pouvoir avec les milieux capitalistes. Il a voulu et réussi la fusion des différentes sensibilités de gauche et a milité pour un dialogue entre les partis et les syndicats.
Aujourd’hui, c’est le même idéal que nous portons lorsque nous nous mobilisons avec l’ensemble des partis de gauche et des syndicats pour que La Poste reste un grand service public de proximité au service des citoyens sur l’ensemble du territoire français.
Vous êtes nombreux à avoir affirmé haut et fort avec nous votre refus du projet du gouvernement : En France plus de deux millions de personnes (et 2351 à Antony !)
Le gouvernement pourra-t-il rester sourd devant cette mobilisation sans précédent ?
Les socialistes seront présents dans vos quartiers ces prochaines semaines pour distribuer le n°6 de “ANTONY A GAUCHE!”, le journal de la section locale.
La Résidence Universitaire d’Antony abandonnée par l’État
5 septembre 2009 par Parti Socialiste AntonyCommuniqué de Presse du Conseil Régional d’Ile-de-France
En réaction à l’interview de Valérie Pécresse parue dans Le Figaro, Jean-Luc Laurent, vice-président
du conseil régional chargé du logement, regrette la démission de l’Etat au sujet de la résidence universitaire d’Antony.
A la veille de la rentrée universitaire, comment Mme Pécresse peut-elle accepter la démolition programmée de la résidence universitaire Jean Zay ? Le ministère se couche devant la volonté des élus d’Antony au mépris de l’intérêt général.
Jean-Luc Laurent rappelle que, depuis deux ans, e conseil régional d’Ile-de-France a dégagé des crédits pour participer à la rénovation de la cité sans obtenir la moindre réaction de l’Etat. Aujourd’hui, nous attendons toujours une réponse à notre demande de table ronde réunissant l’ensemble des acteurs concernés (élus, Etat, CROUS, étudiants…). Les élus d’Antony ne peuvent décider seuls de l’avenir d’un site d’intérêt régional.
La reconstruction hypothétique à hauteur de 120 % des logements détruits, sans calendrier, sans localisation et sans garantie sur les loyers est un engagement insuffisant dont personne ne peut se contenter, et encore moins se vanter comme Mme Pécresse le fait ce matin.
Jean-Luc Laurent ajoute que, dans une situation de grande pénurie de logements étudiants, la reconstruction de l’offre de logements doit être un préalable à la destruction et non un lointain horizon. De plus, ce site doit conserver sa vocation régionale, or les élus des Hauts-de-Seine ne cachent pas leur volonté de réserver ces logements aux seuls établissements locaux. Il s’agit d’une régression à l’échelle régionale : la cité universitaire d’Antony doit être réhabilitée et non détruite.
Résidence Universitaire d’Antony : la honte !
5 juillet 2009 par Parti Socialiste AntonyLa coïncidence est troublante : au moment même où la gauche toulousaine rénove des centaines de chambres d’étudiants et lance la construction de centaines d’autres, la droite des Hauts-de-Seine accélère le processus de destruction de la Résidence Universitaire d’Antony.

L’une des plus grandes d’Europe avec ses 2056 chambres, la Cité U d’Antony représente à elle seule plus de 15% du parc de toute l’Île-de-France et permet à des étudiants de se loger à des loyers particulièrement bas, aux portes de Paris, à deux pas de RER B et de l’A86, dans le triangle universitaire de Créteil à Orsay en passant par Sceaux, le tout sur un campus vert de 11 Ha et en face du Parc de Sceaux.
Le cadre idéal pour des étudiants. Et pourtant…
Et pourtant depuis 1983, Patrick Devedjian et ses descendants ne rêvent que d’une chose : détruire notre Résidence Universitaire. En 1986, le bâtiment B (420 chambres) était démoli pour faire place à des milliers de mètres carrés de bureaux. Aujourd’hui, la Communauté d’Agglomération a pris le contrôle des murs et c’est le bâtiment C (550 chambres) que la droite menace : Évacué en urgence en ce début d’été, le voilà muré de parpaings, prêt à se faire sacrifier sur l’autel des profits qui brillent déjà dans les yeux des promoteurs immobiliers que Patrick Devedjian, Georges Siffredi et Jean-Yves Sénant favorisent si systématiquement dans leur vision de la ville et du département.

Il est vrai que les promesses de reconstruction de logement, « plus tard », « ailleurs », « autrement » fleurissent dans la bouche de ces démolisseurs en réponse à ceux, dont nous sommes, qui s’offusquent de ces destructions. Le hasard de l’actualité (encore !) veut qu’hier, samedi 4 juillet, Devedjian et Sénant inauguraient un nouvel espace vert au Grand Ensemble d’Antony. « Formidable », direz-vous ? Sauf que cet espace s’est imaginé sur les ruines de la démolition d’un immeuble de 312 logements il y a 7 ans. Et déjà à l’époque, l’équipe municipale promettait de reconstruire les logements à l’identique pour ne pas dire plus. Les familles qui espèrent atténuer les effets de la crise par des logements abordables attendent toujours que ces Messieurs tiennent leurs promesses. Mais la vérité, c’est que cette droite élitiste préfère l’esthétisme d’un square à l’impérieuse nécessité de logements à coûts raisonnables.
Quel autre mot que “honte” peut nous venir aux lèvres pour décrire la politique de saccage social que mène cette majorité-là ? Démolir des logements sociaux par centaines au moment où la crise frappe au plus fort les plus démunis de nos étudiants ? Quel autre mot que “honte” pour qualifier le procédé qu’emploie la droite pour justifier ses actes : prétendre que les locaux de la Cité U sont insalubres, avancer des problèmes de sécurité, décréter une urgence inventée… autant de manipulations traditionnelles de la part d’une droite extrême.
Antoniens, notre Cité U n’est pas insalubre. La désinformation orchestrée par la majorité tend à le faire croire mais c’est un mensonge. Car si tel était le cas pourquoi les étudiants eux-mêmes se battraient-ils si fortement contre la destruction ? Le plaisir de vivre dans de déplorables conditions d’hygiène ? Non, au vrai, c’est le plaisir de vivre sur un campus estudiantin dont il y a lieu d’être fier qui les conduit à demander la réhabilitation de la Cité U d’Antony. C’est ce plaisir-là qui a conduit les collectivités locales de Toulouse à rénover de fond en comble leurs cités universitaires, dans un montage financier raisonné et partagé entre le CROUS, la Région, le Département et l’Agglomération. Prétendre ne pas pouvoir faire de même dans les Hauts-de-Seine, c’est mentir, c’est cacher des intentions peu louables, celles d’offrir des milliers de mètres carrés à la spéculation immobilière.
Antoniens, ce que veut faire la droite à la Croix-de-Berny est un contre-sens politique, une faute majeure contre l’intérêt des citoyens, contre la justice sociale dont nous avons tant besoin, contre la diversité qui nous grandit. Ce que veut la droite aujourd’hui est une honte !
La destruction de la RUA, si elle a lieu, sera notre honte à tous qui n’aurons pas assez lutté pour une ville universitaire, pour une ville grandie par sa jeunesse, une ville qui s’assume au cœur même d’un Sud parisien où s’implante, année après année, toujours plus le savoir et la recherche.
Le combat des étudiants pour garder ces logements, leur demande répétée de rénover un si bel ensemble sur ce campus qui regroupe vie étudiante, associative, artistique, culturelle et sociale, leur volonté acharnée de maintenir à Antony un pôle fort de jeunesse et de savoir, tout cela est notre combat à tous.
Antoniens, dans ce combat d’urgence, la gauche, les associations citoyennes et les étudiants de la RUA sont tous unis. Rejoignez nous ! Notre ville le mérite.
RUA : Manifestation à Antony le 26 juin 2009
26 juin 2009 par Parti Socialiste AntonyToute la gauche et les défenseurs de la Résidence Universitaire s’étaient donnés rendez-vous devant la Mairie d’Antony ce vendredi 26 juin 2009, à 19h. A l’occasion du Conseil de la CAHB, le Parti Socialiste et ses partenaires politiques de gauche, l’UNEF, les parents d’élève de la maternelle Jean Zay menacée… autant de convergences pour dire “non” à la destruction programmée du bâtiment C et ses 550 chambres.
Retour vidéo sur cette manifestation de refus de la destruction de la RUA organisée par la droite.
La Résidence Universitaire d’Antony menacée !
26 juin 2009 par Parti Socialiste AntonyDevant la pénurie dramatique de logement social étudiant constatée par tous, la droite s’apprête à faire disparaître 550 chambres dans la Résidence Universitaire Jean Zay à Antony (RUA), soit 20% de sa capacité d’accueil. Le Parti Socialiste, avec ses partenaires de gauche, se mobilise pour s’opposer à cette aberration.
La Résidence Universitaire d’Antony, plus grande résidence universitaire d’Europe avec 2100 chambres, représente à elle seule plus de 16% des logements sociaux étudiants en Ile-de-France.
Or les étudiants du bâtiment C de la résidence ont reçu récemment un courrier du CROUS (Centre Régional des Œuvres Universitaires) daté du 10 juin 2009 leur intimant l’ordre de libérer leur chambre avant les grandes vacances en raison de « travaux qui ne peuvent être réalisés en site occupé ». En parallèle, le CROUS vient d’acheter plusieurs mètres cubes de parpaings destinés à murer les chambres.
Au regard du passé et des déclarations des uns et des autres nous ne pouvons qu’être inquiets.
En 1986, c’est en effet un courrier en tout points identique qui avait précédé la démolition du bâtiment B. Lorsque l’on interroge Georges Siffredi, président de la Communauté d’Agglomération des Hauts-de-Bièvre (CAHB, à laquelle appartient la ville d’Antony), sa réponse a le mérite de la clarté : « J’espère que le bâtiment C sera détruit. En tout cas c’est ce que je souhaite… La fermeture du bâtiment C est une première phase » (Le Parisien, 18/06/09).
Cette demande d’évacuation intervient dans un contexte de lourdes menaces concernant l’avenir de la plus importante résidence universitaire d’Europe. L’Etat vient en effet de transférer la propriété des terrains et des bâtiments de la cité-universitaire d’Antony à la Communauté d’Agglomération des Hauts de Bièvre qui en avait fait la demande. Ce transfert de compétence fait l’objet d’un recours devant le tribunal administratif dont le jugement est en attente.
Le Parti Socialiste dénonce la façon dont l’Etat s’est défaussé de sa responsabilité en matière de logement social étudiant en Ile de France en transférant, sans garantie de réhabilitation, la cité-universitaire d’Antony. La réhabilitation est aujourd’hui la seule garantie contre sa destruction envisagée.
La CAHB n’a ni la volonté, ni les moyens de dégager les 45 millions nécessaires à la réhabilitation de la RUA. En 2008, à la demande de l’UNEF, la région Ile-de-France a fait un premier pas en mobilisant 2 millions d’euros pour entamer la réhabilitation d’un premier bâtiment, dans l’attente d’un financement complémentaire de l’Etat. De son côté, le Ministère est resté silencieux sur la nécessaire réhabilitation de la résidence, pourtant réclamée par le député Anciaux dans son rapport sur le logement étudiant.
Valérie Pécresse doit sortir de son silence et prendre ses responsabilités.
L’objectif de la majorité en place n’est pas de réhabiliter cette résidence mais de la réduire au maximum et de réattribuer les terrains dégagés à des opérations plus attractives sur un site admirablement situé à proximité immédiate du Parc de Sceaux, sur la ligne de RER B et l’A86, et proche de l’aéroport d’Orly.
Aujourd’hui pour le Parti Socialiste, l’urgence est à la construction de nouveaux logements sociaux étudiants de manière massive en Ile-de-France afin de permettre aux étudiants dont les familles n’ont pas de revenus financiers conséquents de mener à bien leurs études. La destruction de chambres universitaires dont on nous promet le remplacement dans un délai non précisé est tout simplement inacceptable. Le plan de relance, mis en musique par Patrick Devedjian lui-même, aurait dû permettre de dégager les moyens nécessaires pour une politique volontariste de constructions de logements sociaux étudiants.
Le parti socialiste appelle à une mobilisation forte pour dénoncer et s’opposer à la suppression de 550 chambres dans la Résidence Universitaire d’Antony. Il appelle à venir manifester vendredi soir à 19h00 devant l’Hôtel de Ville d’Antony à l’occasion du Conseil de la Communauté d’Agglomération des Hauts-de-Bièvre. Cette manifestation regroupera l’ensemble des forces de gauches : partis politiques, syndicats et associations.
Conseil Municipal le 2 juillet 2009
15 juin 2009 par Parti Socialiste Antony
Le prochain Conseil Municipal se déroulera le jeudi 2 juillet 2009 à 19h à la mairie d’Antony.
Pour toute information complémentaire, contactez nos élus : François RIVET et Marité CHARRIER.



